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Pressenti pour être tête de liste aux Européennes, Louis Aliot entend se concentrer sur les prochaines élections municipales à Perpignan.

« Je me mets en sommeil, en disponibilité du bureau politique de mon parti pour prendre Perpignan et aussi l’agglo », annonçait ce jeudi Louis Aliot lors de ses vœux à la presse. Pressenti pour être tête de liste aux Européennes, le vice-président du Rassemblement national qui « se remet de ses émotions présidentielles » avait finalement retiré sa candidature pour se consacrer à la course aux municipales et à la communauté urbaine.

« On va me voir plus souvent. Perpignan est une ville à prendre pour nous, poursuit-il. J’espère réaliser l’un des plus beaux scores municipal du Rassemblement national et je vais m’en donner les moyens ». Son programme (non défini) visera à « transformer et donner une nouvelle image à Perpignan » et s’articulera autour d’un volet économique majeur. « Tout le reste va avec », survole-t-il rapidement. Mais Louis Aliot, qui compte aussi sur son aura de cadre politique national, sait que le match se disputera sur l’équipe (non constituée) qu’il saura aligner et « que la population jugera de capable de gérer la ville au lendemain de l’élection ».

Ainsi, le compagnon de Marine Le Pen ne partira pas sous la bannière Rassemblement national mais sous « une étiquette très locale, soutenue par  le RN mais pas que… » et il jouera l’ouverture. En direction de toutes appartenances et en vue de futures éventuelles alliances. « Sur la liste de Jean-Marc Pujol, il y en a qui ne votent pas toujours Les Républicains. Il faudra qu’ils prennent leurs responsabilités », aiguille-t-il. Un appel du pied ? Quant au reste du département, « nous ferons des listes partout où nous pourrons », dit-il. Comme à Claira, Canet, Saint-Cyprien, Le Soler, Opoul ou Argelès où des candidats seraient déjà désignés.